Mission

Historique

Mission

La genèse, les fondements et les dimensions de l’action

Historique du centre N A Rive

Créé en 1973, à l’initiative du Bureau de la Communauté Chrétienne des Haïtiens de Montréal, aujourd’hui Bureau de la Communauté Haïtienne de Montréal, par un groupe de compatriotes désireux d’outiller les immigrants haïtiens en difficulté d’adaptation, le Centre N A Rive est devenu automne en 1986 et a amorcé son développement à cette période.

Les simples ateliers de perfectionnement du français, transformés rapidement en ateliers d’alphabétisation, ont conduit le Centre N A Rive, aujourd’hui, vers un Centre multiservices où se déroulent des activités d’alphabétisation, de francisation, de développement de l’employabilité, d’insertion sociale, de soutien à la réussite scolaire, de langue créole et culture haïtienne, de rapprochement interculturel et d’économie sociale et solidaire.

La diversité des activités offertes témoigne du dynamisme, de la créativité, de l’engagement et de l’option du Centre pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes fragilisées en quête d’un mieux-être. Pour soutenir un tel développement et trouver le financement, le Centre a multiplié les projets, instauré une nouvelle structure administrative, recruté de nouveaux professionnels et techniciens, assuré la formation sur mesure et adaptée des femmes oeuvrant en économie sociale et solidaire. D’un budget oscillant autour de vingt-cinq mille dollars (25000 $ ), au début des années 80, le Centre administre aujourd’hui, plus de cinq cent mille dollars (500 000$) dont près du quart provient d’activités d’auto-financement.

Si le Centre est, aujourd’hui, fier de ses actions, connu et reconnu par le milieu, il doit son développement à la philosophie et à la vision des fondateurs et de leurs successeurs.

Voici en bref quelques éléments marquants de l’histoire du Centre :

1979: Recrutement d’une équipe de jeunes étudiants universitaires pour vivre le rêve d’alphabétiser les compatriotes.
1980: Participation à la fondation du Regroupement des Groupes populaires en Alphabétisation du Québec. Expérimentation de l’alphabétisation dans la langue maternelle. La démarche est complétée par l’implantation systématique d’activités de français oral.
1982: Introduction des ateliers créatifs : artisanat, peinture, cuisine et pâtisserie.
1984: Instauration des cours de créole : aux Haïtiens et aux étrangers.
1986: Autonomie du Centre N A Rive par rapport au BCCHM ; Ajout des activités de coupe et de couture. Grand branle – bas : récupération des locaux occupés au COFI par le MRCI.
1988: Le Centre s’installe sur la rue St-Denis. Les activités et les services ont lieu sous le même toit.
1990: Élargissement des domaines d’activités. Après trois congrès consécutifs, l’Assemblée générale autorise la création du secteur socioprofessionnelle : développement de l’employabilité. Le Centre s’ouvre sur le milieu et décide de réussir son implication dans la Petite-Patrie.
1993: Démarrage des activités du secteur socioprofessionnel avec le cours de cuisine en établissement, formation adaptée pour les personnes faiblement scolarisées. Première remise d’attestation de participation. Le domaine tant espéré, la couture, est ajouté. En 1998, la bureautique augmente l’éventail proposé aux participants. Depuis 2001, des attestations de compétences sont délivrées par la Commission scolaire de Montréal aux participants, en collaboration avec le Centre.
1997: La lutte à la pauvreté prend un autre tournant au Centre N A Rive : une activité d’économie sociale et solidaire, Les Pâtés Boukan, voit le jour et permet à cinq femmes de reconquérir leur fierté, leur dignité et leur autonomie par le travail. Aujourd’hui, deux autres services sont ajoutées le traiteur Boukan d’Assiettes et le prêt à emporter Bouk’entrain et forment les Services Alimentaires Boukan Délice. Six Femmes Combattantes oeuvrent à la production, avec cœur et enthousiasme.
1998: Le Centre célèbre son vingt-cinquième anniversaire et manifeste davantage sa présence dans le milieu en intégrant les Tables de concertation.
2000: En collaboration avec trois autres partenaires (ATTAK, BCHM et GAP-Vies), l’événement annuel de rapprochement interculturel « Une Présence à partager » a vu le jour. À l’automne de la même année, un processus de concertation est amorcé avec GAP-Vies pour la mise en place du Collectif des organismes communautaires issus du milieu haïtien (COCIMH).
2002: Le Centre confirme sa présence dans le quartier, en produisant le document : Conte-moi…La Petite Patrie
2003: Une première pour le Comité Créole :
  • Obtention du permis du MEQ pour offrir des cours de créole crédités aux jeunes du secondaire;
  • Publication de la grammaire créole : Gramè kreyol, vol.1.

Mission

Le Centre N A Rive est un organisme communautaire, sans but lucratif, soucieux du développement intégral de l’humain qui s’est donné pour mission d’accompagner les personnes faiblement scolarisées et fragilisées, surtout celles issues de l’immigration, dans leur démarche d’alphabétisation, d’insertion sociale et socioéconomique en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.

Philosophie:

Outiller pour libérer. Dans l’accompagnement proposé, le Centre veut faire en sorte que la personne qui s’inscrit dans une démarche d’acquisition, d’actualisation ou de rafraîchissement des connaissances et de développement des compétences génériques, linguistiques et socioprofessionnelles, puisse transformer son environnement, grâce aux outils de prise en charge de soi, d’insertion sociale et économique qui lui sont proposés.

Mission:

Accompagner les personnes en difficulté, surtout celles issues de l’immigration, dans leur quête d’un mieux-être individuel et collectif, à travers des activités d’alphabétisation, de développement et de renforcement des compétences communicatives et socioprofessionnelles, d’économie sociale et solidaire, de rapprochement interculturel, en vue de leur insertion Sociale et au marché du travail, pour une pleine citoyenneté.

But:

Faire route avec les personnes faiblement scolarisées et leur famille, afin de favoriser leur intégration, leur participation à la vie de la société. Pour réussir cette tâche délicate, quelques valeurs centrales qui sont l’essence du Centre, gouvernent les interventions, les activités quotidiennes, les décisions importantes et se reflètent dans la gestion courante.

Valeurs:

La primauté et l’intégrité de la personne constituent la trame de fond, l’essence des relations interpersonnelles à travers tous les échelons du Centre. De cette valeur charnière découlent toutes les autres :

  • le respect et la valorisation de l’être pour lui permettre de grandir, se réaliser, se dépasser ;
  • l’entraide pour canaliser les énergies, renforcer les compétences, reconnaître les forces, suppléer aux faiblesses ;
  • l’engagement et la solidarité pour parvenir au mieux-être individuel et collectif ;
  • le partage pour aider l’autre à s’affirmer ;
  • la qualité pour mieux servir et avancer.